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✓ Guide vérifié le 31 août 2026

Pension de réversion : le guide complet 2026

La pension de réversion est une fraction de la retraite qu'aurait perçue ou percevait votre conjoint décédé, versée à vous, conjoint survivant marié. Son taux dépend du régime : 54 % dans le régime général de la Sécurité sociale, 60 % dans les régimes complémentaires Agirc-Arrco et 50 % dans la fonction publique. Depuis 2020, une demande unique en ligne sur info-retraite.fr suffit à saisir tous les régimes en même temps.

Pour qui ?
Le conjoint survivant marié (PACS et concubinage exclus) — et l'ex-conjoint divorcé non remarié.
À partir de quel âge ?
55 ans (régime général, Agirc-Arrco, MSA salariés). Aucun âge minimum dans la fonction publique.
Combien ?
54 % de la retraite du défunt au régime général, 60 % à l'Agirc-Arrco, 50 % dans la fonction publique.
Plafond de ressources ?
Oui au régime général et à la MSA salariés (24 710,40 €/an personne seule en 2025). Non ailleurs.
Comment demander ?
Demande unique en ligne sur info-retraite.fr, ou formulaire papier Cerfa 13364*02.
Délai avant le 1er versement
4 à 6 mois en moyenne, jusqu'à 12 mois si plusieurs régimes.

Qu'est-ce que la pension de réversion ?

La pension de réversion est une fraction de la retraite qu'aurait perçue ou percevait le conjoint décédé, reversée au conjoint survivant. Elle existe dans tous les régimes obligatoires français, mais chaque régime a ses propres règles : taux, âge minimum, plafond de ressources, traitement du remariage.

C'est une prestation qui pèse lourd dans le budget d'un veuvage : pour la majorité des conjoints survivants, elle représente la principale source de revenus après la disparition du conjoint. Elle est viagère (versée jusqu'à votre propre décès), revalorisée chaque année et cumulable avec votre propre retraite.

À retenir : la réversion n'est pas automatique. Aucune caisse ne vous versera un centime tant que vous n'avez pas déposé la demande — et les mois écoulés avant cette demande peuvent être définitivement perdus.

Les 4 conditions à remplir

Les conditions varient d'un régime à l'autre, mais quatre paramètres reviennent partout : le statut matrimonial, l'âge, les ressources et la durée de mariage.

1. Être marié (le PACS et le concubinage sont exclus)

La pension de réversion est exclusivement réservée aux couples mariés. Ni le PACS, ni le concubinage — même prolongé, même avec enfants — n'ouvrent le moindre droit à réversion dans les régimes français. Cette règle, souvent perçue comme injuste, n'a jamais été assouplie malgré plusieurs propositions parlementaires.

L'ex-conjoint divorcé non remarié conserve en revanche un droit à la réversion (voir plus bas). Autrement dit, un mariage bref suivi d'un divorce donne plus de droits qu'un PACS de trente ans.

2. Avoir atteint l'âge minimum

L'âge est de 55 ans dans le régime général de la Sécurité sociale, à la MSA salariés et à l'Agirc-Arrco. La fonction publique (fonctionnaires d'État, territoriaux, hospitaliers) n'impose aucun âge minimum : la pension peut être versée dès le décès, même si le conjoint survivant a 25 ans.

Certains régimes spéciaux (SNCF, RATP, Banque de France, Opéra de Paris) appliquent leurs propres règles, généralement calquées sur la fonction publique — sans âge minimum.

3. Respecter le plafond de ressources (régime général uniquement)

Le régime général de la Sécurité sociale et la MSA salariés sont les seuls régimes à imposer un plafond de ressources. En 2025, il est de 24 710,40 €/an pour une personne seule et de 39 536,64 €/an pour un couple (le plafond couple s'applique si vous êtes remarié ou vivez en couple).

L'Agirc-Arrco, la fonction publique et la plupart des régimes spéciaux n'appliquent aucun plafond. Autrement dit, un conjoint survivant peut cumuler une pension complémentaire de réversion très élevée avec des revenus importants sans que cela n'affecte le montant.

4. Justifier d'une durée minimale de mariage (fonction publique)

Dans la fonction publique, il faut en outre justifier de l'une de ces quatre conditions :

  • 2 ans de mariage minimum avant la cessation d'activité du défunt ;
  • ou 4 ans de mariage minimum ;
  • ou avoir eu au moins un enfant du défunt (naissance ou adoption) ;
  • ou le défunt a perçu une pension d'invalidité pendant au moins 4 ans.

L'Agirc-Arrco applique une règle plus souple (2 ans de mariage, sauf enfant commun) et le régime général n'impose aucune durée minimum de mariage.

Le taux par régime : 50 %, 54 % ou 60 %

Le taux appliqué à la retraite du défunt varie selon le régime. Un ancien salarié du privé cumulera généralement trois taux différents (Cnav pour la base, Agirc-Arrco pour la complémentaire, éventuellement Ircantec pour un passage dans le public). Pour la méthode de calcul complète avec exemples chiffrés, voir notre guide dédié au calcul de la pension de réversion.

Régime général de la Sécurité sociale (Cnav / Carsat)

Taux : 54 % de la retraite de base qu'aurait perçue ou percevait le défunt. Ce montant est ensuite écrêté si vos ressources dépassent le plafond, jusqu'à zéro dans le cas extrême.

Le montant minimum de réversion est de 360,15 € par mois environ (chiffre au 1er janvier 2025) pour une carrière complète. Le montant maximum correspond à 54 % du plafond de la Sécurité sociale.

Régimes complémentaires Agirc-Arrco, Ircantec, RAFP

Taux : 60 % à l'Agirc-Arrco (ancien salarié du privé), à l'Ircantec (ancien contractuel du public) et au RAFP (retraite additionnelle des fonctionnaires). Sans plafond de ressources — mais le remariage, le PACS et le concubinage notoire sont bloquants.

Concrètement, pour un ancien cadre qui percevait 1 500 € par mois de retraite complémentaire, la réversion Agirc-Arrco sera d'environ 900 €/mois, indépendamment des revenus du conjoint survivant.

Fonction publique (SRE, CNRACL)

Taux : 50 %. Concerne les anciens fonctionnaires d'État (Service des retraites de l'État) et les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL). Pas d'âge minimum, pas de plafond de ressources.

Les orphelins mineurs ont également droit à une pension (10 % chacun jusqu'à 21 ans), qui vient s'ajouter à celle du conjoint survivant sans la diminuer.

MSA salariés, MSA exploitants

Salariés agricoles : 54 %, sur le modèle du régime général, avec plafond de ressources. Exploitants agricoles : 54 % sur la retraite forfaitaire et proportionnelle, avec des règles spécifiques pour la retraite complémentaire obligatoire (RCO). Voir notre guide dédié à la réversion MSA pour le détail des 3 briques et le cas du conjoint collaborateur.

Régimes spéciaux (SNCF, RATP, Banque de France, Opéra, marins)

Chacun a ses propres règles, généralement plus favorables que le régime général : 50 % en moyenne, pas d'âge minimum, pas de plafond de ressources. Le remariage reste bloquant. Ces régimes ont été progressivement réformés depuis 2008 ; les règles peuvent différer selon la date d'entrée en fonction du défunt.

Le plafond de ressources du régime général

Le plafond de ressources est le point qui pénalise le plus de conjoints survivants et qui déclenche le plus de contestations. Il concerne exclusivement la réversion du régime général (Cnav/Carsat) et de la MSA salariés.

Plafond en 2025 (revalorisé au 1er janvier)

  • Personne seule : 24 710,40 € par an (2 059,20 €/mois).
  • Couple (si vous êtes remarié ou vivez avec un partenaire) : 39 536,64 € par an (3 294,72 €/mois).

Le plafond couple s'applique dès lors que vous êtes remarié, pacsé ou en concubinage notoire, même si votre nouveau partenaire ne perçoit aucun revenu.

Ce qui compte dans le calcul des ressources

La caisse examine vos 3 derniers mois de ressources (multipliés par 4 pour obtenir un équivalent annuel), ou vos 12 derniers mois si cela vous est plus favorable. Sont retenus :

  • Vos revenus d'activité (salaires, revenus d'indépendant), avec un abattement de 30 % si vous avez 55 ans ou plus ;
  • Vos retraites personnelles (base + complémentaires) ;
  • Vos revenus fonciers et de patrimoine ;
  • Vos revenus de capitaux mobiliers.

Ce qui ne compte pas

Certaines ressources sont neutralisées pour éviter de pénaliser injustement le conjoint survivant. Ne comptent pas :

  • Les pensions de réversion des régimes complémentaires (Agirc-Arrco, Ircantec, RAFP) ;
  • La valeur du logement principal et des biens mobiliers (voiture, meubles) ;
  • Les revenus des biens acquis par succession du défunt (par exemple les loyers d'un immeuble hérité) ;
  • Les revenus d'activité de votre nouveau conjoint — seuls les vôtres comptent, même si le plafond couple s'applique ;
  • Les allocations familiales, l'AAH et le RSA.

⚠️ Attention à la mécanique de plafonnement

Si vos ressources dépassent le plafond de 10 €, votre pension de réversion n'est pas supprimée : elle est réduite du montant du dépassement. Autrement dit, la caisse calcule « plafond annuel − ressources annuelles = pension annuelle maximale servie ».

Ce mécanisme d'écrêtement peut réduire votre réversion à quelques euros par mois, voire à zéro. La réversion complémentaire Agirc-Arrco, elle, ne bouge pas.

Comment demander la réversion en 2026

Depuis janvier 2020, une seule démarche suffit pour tous les régimes de retraite. Fini les demandes en parallèle à la Cnav, à l'Agirc-Arrco et à la fonction publique : une demande unique en ligne saisit automatiquement tous les régimes concernés.

La demande en ligne sur info-retraite.fr

Rendez-vous sur info-retraite.fr, rubrique « Demander ma retraite de réversion ». Vous vous identifiez via FranceConnect (impôts, ameli, La Poste ou MSA). La démarche prend 20 à 30 minutes si vous avez les documents sous la main.

Le service vous demandera :

  1. vos propres informations (identité, adresse, RIB, situation familiale) ;
  2. l'identité du conjoint décédé (nom, prénom, date et lieu de naissance, date de décès) ;
  3. votre situation matrimoniale avec lui (dates de mariage, dates de divorce le cas échéant) ;
  4. vos ressources des 3 derniers mois (bulletins de salaire, avis de retraite, revenus fonciers) ;
  5. vos éventuels autres mariages et leurs dates.

À la fin, vous téléversez les justificatifs (voir la liste ci-dessous) et vous validez. Vous recevez immédiatement un accusé d'enregistrement horodaté — c'est votre preuve de date de dépôt.

La demande papier (Cerfa 13364*02)

Si vous ne pouvez ou ne voulez pas passer par internet, le formulaire papier Cerfa 13364*02 reste utilisable. Il est disponible en téléchargement sur Service-Public.fr (fiche F13104), dans les caisses de retraite et dans les mairies.

Une fois rempli, vous l'envoyez par courrier recommandé avec accusé de réception à votre Carsat (ou à la MSA / au Service des retraites de l'État selon le régime principal du défunt). Ce formulaire unique est transmis automatiquement aux autres régimes concernés.

Les pièces à réunir

Que la demande soit en ligne ou papier, les justificatifs demandés sont les mêmes. Voici la liste complète :

  • Un acte de décès du conjoint (délivré gratuitement par la mairie du lieu de décès, ou en ligne sur service-public.fr) ;
  • Une copie recto-verso de votre pièce d'identité en cours de validité ;
  • Le livret de famille à jour, ou l'acte de mariage ;
  • Le jugement de divorce et la mention marginale sur l'acte de mariage, si vous étiez divorcé du défunt ;
  • Votre dernier avis d'imposition ;
  • Vos justificatifs de ressources des 3 derniers mois (fiches de paie, notifications de retraite, revenus fonciers) ;
  • Un RIB à votre nom ;
  • La dernière notification de retraite du défunt, si vous l'avez ;
  • Une attestation de non-remariage sur l'honneur, si vous êtes divorcé du défunt ;
  • Le cas échéant, la preuve d'un précédent mariage du défunt (pour le partage entre ex-conjoints).

Cette liste s'allonge légèrement dans certaines situations : résidence à l'étranger, enfants du défunt orphelins, contentieux ancien avec la caisse. En cas de doute, joignez plus de pièces que moins : c'est plus simple à traiter qu'un dossier incomplet.

Délai et date d'effet

Le délai moyen d'instruction est de 4 à 6 mois à compter du dépôt de la demande complète. Il peut atteindre 12 mois si plusieurs régimes doivent être coordonnés (par exemple ancien salarié devenu fonctionnaire), ou si des pièces manquantes ralentissent la procédure.

La règle des 12 mois

La date d'effet — c'est-à-dire le point de départ de vos droits — dépend du moment où vous déposez la demande :

  • Si vous déposez dans les 12 mois qui suivent le décès, la pension prend effet le 1er jour du mois qui suit le décès. Vous récupérez tous les mois écoulés depuis le décès.
  • Si vous déposez au-delà des 12 mois, la pension prend effet le 1er jour du mois qui suit votre demande. Les mois entre le décès et votre demande sont définitivement perdus.

⚠️ Ne dépassez jamais les 12 mois

C'est le seul point vraiment coûteux à retenir. Un conjoint qui attend 14 mois avant de déposer la demande perd 14 mois de pension que rien ne rattrapera. À raison de 600 à 900 € par mois de réversion, cela peut représenter 10 000 € définitivement partis.

Le premier réflexe après le décès, une fois passé le choc, doit donc être de déposer la demande de réversion dans les mois qui suivent, quitte à compléter le dossier plus tard.

Divorce, remariage, ex-conjoints multiples

Le divorce ne fait pas perdre le droit à la réversion

Contrairement à une idée reçue très répandue, le divorce ne prive pas l'ex-conjoint de la pension de réversion — sauf s'il s'est remarié. La règle vaut dans tous les régimes de base et dans la fonction publique. L'Agirc-Arrco, elle, ferme le droit en cas de divorce dans certaines configurations anciennes ; la règle est aujourd'hui identique au régime général depuis la fusion Agirc + Arrco de 2019.

Plusieurs ex-conjoints : le partage au prorata

Si le défunt s'est marié plusieurs fois, la pension est partagée entre les ex-conjoints au prorata de la durée respective de chaque mariage. Un premier mariage de 20 ans et un second de 10 ans donneront respectivement 2/3 et 1/3 de la pension.

Concrètement, une caisse ne peut verser à un conjoint survivant plus que sa quote-part. Si l'un des ex-conjoints décède ou perd son droit, sa part revient aux autres — pas au bénéficiaire actuel.

Le remariage : les règles selon les régimes

Le remariage a des conséquences très différentes selon les régimes :

  • Régime général et MSA salariés : le remariage, le PACS et le concubinage ne suppriment pas la réversion. La règle vaut depuis 1971.
  • Fonction publique : le remariage, le PACS et le concubinage notoire suppriment définitivement le droit.
  • Agirc-Arrco et Ircantec : idem, remariage/PACS/concubinage sont bloquants.
  • Régimes spéciaux : idem, remariage bloquant.

Attention : si vous êtes remarié dans le régime général, la pension n'est pas supprimée mais le plafond de ressources devient celui du couple, ce qui peut réduire le montant selon les revenus de votre nouveau conjoint.

Orphelins et régimes spéciaux

Les enfants du défunt peuvent aussi avoir droit à une pension. Les règles diffèrent radicalement entre le privé et le public.

Régime général et Agirc-Arrco

Pas de pension d'orphelin classique. En revanche, l'Agirc-Arrco verse une pension temporaire à l'orphelin jusqu'à 21 ans (ou 25 ans si études), à hauteur de 50 % des droits Agirc-Arrco du défunt. Cette pension est cumulable avec celle de l'autre parent.

Fonction publique

Chaque orphelin de moins de 21 ans reçoit une pension égale à 10 % de la pension du défunt, cumulable avec la pension du conjoint survivant et avec celle des autres orphelins. Si les deux parents sont décédés, l'orphelin touche 10 % + la moitié de la part du conjoint survivant, soit une part significativement plus élevée.

Régimes spéciaux

La SNCF, la RATP, la Banque de France et l'Opéra prévoient des pensions d'orphelin, généralement autour de 10 %, avec des conditions d'âge et de scolarité proches de la fonction publique.

Fiscalité et cumul avec votre retraite

Un cumul autorisé, mais surveillé

Vous pouvez cumuler la pension de réversion avec votre propre retraite (base et complémentaire), sans limite dans les régimes sans plafond de ressources (Agirc-Arrco, fonction publique). Dans le régime général, votre retraite personnelle entre dans le calcul du plafond, ce qui peut réduire la réversion.

L'impôt sur le revenu

La pension de réversion est imposable à l'IR comme pension, avec l'abattement automatique de 10 %. Elle apparaît en case 1AS/1BS de votre déclaration, précomplétée par les caisses.

Les prélèvements sociaux

Selon votre revenu fiscal de référence, vous êtes soumis à :

  • La CSG (taux nul, réduit, médian ou plein, selon vos revenus) ;
  • La CRDS à 0,5 % ;
  • La CASA à 0,3 % (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie).

Ces prélèvements sont retenus à la source par la caisse qui verse la pension. Le taux global peut atteindre 9,1 % si vous êtes dans la tranche pleine, ou 0 % si vous êtes exonéré.

Combien allez-vous toucher ? Notre simulateur estime votre pension de réversion tous régimes en 5 questions.

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Questions fréquentes

Faut-il déposer une demande pour chaque régime ?

Non, plus depuis 2020. La demande unique en ligne sur info-retraite.fr saisit automatiquement tous les régimes de base (Cnav, MSA, Service des retraites de l'État, CNRACL, régimes spéciaux) et complémentaires (Agirc-Arrco, Ircantec, RAFP).

Si vous préférez le papier, le formulaire Cerfa 13364*02 fait de même : envoyé à votre caisse principale, il est ensuite relayé aux autres régimes concernés.

Un PACS ou un concubinage donne-t-il droit à la réversion ?

Non. La pension de réversion est exclusivement réservée aux couples mariés. Le PACS et le concubinage — quelle que soit leur durée, quel que soit le nombre d'enfants — n'ouvrent aucun droit à réversion en France.

Cette règle fait débat depuis longtemps mais n'a jamais été assouplie. Elle explique pourquoi certains couples âgés se marient « tardivement » dans le seul but de sécuriser la réversion.

Quel est le plafond de ressources en 2025 ?

Pour la réversion du régime général et de la MSA salariés : 24 710,40 € par an pour une personne seule (2 059,20 €/mois) et 39 536,64 € par an pour un couple (3 294,72 €/mois). Il est revalorisé chaque 1er janvier suivant l'inflation.

L'Agirc-Arrco, la fonction publique et la plupart des régimes spéciaux n'ont aucun plafond de ressources.

La pension est-elle rétroactive au décès ?

Oui, si vous déposez la demande dans les 12 mois qui suivent le décès. La pension prend alors effet au 1er jour du mois qui suit le décès, et vous récupérez tous les mois écoulés.

Au-delà de 12 mois, la rétroactivité est perdue : la pension prend effet au 1er jour du mois suivant votre demande, sans rattrapage des mois précédents.

Puis-je toucher la réversion avant 55 ans ?

Non pour le régime général, l'Agirc-Arrco et la MSA salariés (âge minimum 55 ans, sans exception). Oui pour la fonction publique, qui n'impose aucun âge minimum : un conjoint de 30 ans peut toucher immédiatement la pension.

Si votre conjoint décédé était fonctionnaire, vous pouvez donc toucher la part fonction publique avant 55 ans, puis compléter avec la part régime général et complémentaire quand vous atteindrez 55 ans.

Le remariage supprime-t-il ma pension ?

Cela dépend du régime. Dans le régime général de la Sécurité sociale (Cnav/Carsat), le remariage ne supprime pas la réversion (règle stable depuis 1971), mais peut la réduire via le plafond de ressources du couple.

Dans la fonction publique, à l'Agirc-Arrco et dans la plupart des régimes spéciaux, le remariage, le PACS ou le concubinage notoire suppriment définitivement le droit à la réversion.

Comment est calculée ma part si j'ai été divorcé ?

Votre pension de réversion est calculée au prorata de la durée de votre mariage par rapport à la durée totale des mariages du défunt. Un mariage de 20 ans, suivi d'un remariage de 10 ans, donnera respectivement 2/3 et 1/3 de la pension.

Vous devez signaler tous les ex-conjoints connus dans votre demande ; la caisse recoupe avec ses propres fichiers pour calculer la part de chacun.

Je vis à l'étranger : puis-je demander la réversion ?

Oui, la pension de réversion n'est pas conditionnée à la résidence en France, contrairement à l'ASPA. Vous devez simplement fournir un certificat de vie annuel via le portail info-retraite.fr.

Le versement se fait sur un compte français ou sur un compte à l'étranger, avec les frais bancaires internationaux à votre charge.

La pension est-elle imposable ?

Oui, la pension de réversion est soumise à l'impôt sur le revenu comme n'importe quelle pension, avec l'abattement de 10 % appliqué automatiquement.

Elle est aussi soumise aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA), retenus à la source. Le taux global varie de 0 % à 9,1 % selon vos revenus.

La réversion s'arrête-t-elle à mon décès ?

Oui, la pension de réversion est viagère : elle est versée jusqu'à votre décès, sans autre limite. Vos héritiers n'en héritent pas.

Si vous décédez avant votre conjoint, aucune réversion en sens inverse : seul le conjoint survivant du « premier décédé » a droit à la réversion.

Sources officielles

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